Valls valsé

 

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Much ado about nothing. Beaucoup de bruit pour rien. Vous vous rendez compte, toute une soirée mobilisée pour commenter les résultats d’une primaire qui consacre l’éclatement du parti socialiste et l’émergence  d’un rêveur, naïf sans doute, mais pas moins vicieux pour autant.
Beaucoup de bruit  pour le décès (cessation d’être) du parti socialiste « à la française », c’est-à-dire à pas grand-chose.  Un parti coupé du véritable social, celui des ouvriers et des plus modestes qui, depuis des lustres, préfèrent le Front National aux circonvolutions germanopratines des bobos de la rue Solférino.
Et maintenant ? De la figuration, ma bonne dame et des paroles, bref, le programme habituel.
Une bonne nouvelle cependant, l’exit de notre Catalan névrosé  qui se voit signifier la porte de sortie comme un vulgaire employé remercié au bout de ses médiocres services.
La victoire de Hamon est-elle une mauvaise nouvelle pour un Jean-Luc Mélanchon ? Nous ne le pensons pas. Il occupe le terrain, c’est un orateur hors pair, son charisme ne le cède en rien à celui du père Le Pen. Et puis, c’est un rêveur peut-être, mais il ne fume pas de l’herbe, lui. Il sait que le projet de revenu minimum d’existence est irréalisable sans couler l’Etat. Il parlera concepts, idéologie sans s’aventurer du côté de l’iceberg fatal.  C’est Gilbert Collard  qui a tweeté : Le parti socialiste a désigné le capitaine du Titanic.
Le problème, c’est que parti socialiste ou non, le Titanic c’est la France. Et il se dirige cahin-caha vers des latitudes glacées et des vents hurlants. Si un homme, un vrai (qui peut être une femme …) n’empoigne pas la barre et ne redresse le bâtiment, le naufrage est assuré. Et il n’y a pas de quoi être optimiste. La France est un pays peuplé de discutailleurs , de gens peu disciplinés, intoxiqués par une idéologie issue de la révolution parisienne et qui s’imaginent avoir des droits, encore des droits et surtout pas de devoirs. Avec ce genre de public on ne va pas très loin.
A preuve, imaginons l’hallucinant dialogue qui a dû avoir lieu vendredi dernier entre un  président évincé, Hollande, et l’autre, fraîchement élu, Trump. Le premier faisant la leçon à son homologue de Washington. Le battu, le remercié, se posant en donneur de leçons.
Le mal est profond. Il faut une transfusion, mais pas de celle dont on nous rabat les oreilles. Des corps étrangers, de l’organisme devront être éliminés. Le Français doit apprendre à le redevenir. Tout un  programme !
Mais impossible n’est pas français.
Non ?

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Trump et la vieille dame d’Europe …

 

euorpe-adieu

 

L’Union Européenne c’est l’Union soviétique, le confort en plus. Et la France donne le « la ».
L’Union Soviétique, vous l’avez peut-être oublié, c’était la patrie de tous les sophismes, mensonges, dissimulations et la mise à l’écart, toujours brutale, des contestataires que l’on internait quand on ne les fusillait pas à l’aube blême ou faisait mourir dans les goulags de la Sibérie glacée.
Eh bien, l’Union Européenne est dans la même veine. Une idéologie quasi religieuse dans son expression, une stigmatisation d’office de tous ceux qui mettent en doute son saint catéchisme européiste, des lois castratrices de la liberté de pensée et d’expression, des procédures déséquilibrées dans les tribunaux et la langue de bois systématique dès que le questionnement de l’Europe et de ses institutions sort des clous.
L’Europe de Bruxelles, c’est de l’idéologie et avec cette dernière on ne peut faire monter une mayonnaise quels que soient ses ingrédients. L’idéologie, c’est bon pour les bibliothèques des universités, quand il s’agit de construire une maison, il faut du concret, du dur et liant. Point !
Et les faits bruts nous disent qu’il n’y a pas d’Europe, mais rien que des régions qui sont la véritable « patrie » de leurs habitants (patrie = terre des Pères).  Ces régions peuvent s’entendre entre elles et se réunir au sein d’une Confédération regroupant leurs dénominateurs communs. Ce fut le cas du Saint Empire, rien n’empêche de nous en inspirer.
Monsieur Trump aux Etats-Unis l’a parfaitement compris. Il est vrai que ce monsieur sait ce que c’est que travailler dans la vie active et pas dans les coulisses d’institutions politiques ou dans celles, feutrées, des facultés. Il sait ce que signifie le mot « Patrie ». Il fait donc ce qu’il faut faire : protéger son pré carré, donner du travail à ses nationaux, cantonner l’Etat dans son rôle de protection extérieure et intérieure et non pas exclusivement en collecteur de l’impôt et donneur de leçons. Il renvoie dans leurs pénates les immigrés qui ne sont pas invités et ceux coupables de crimes et de délits. Il jette l’anathème et tient les industriels, toujours friands de mondialisation, en laisse. What else  ?
Hérésies que tout cela, fulminent les européistes qui, pareils à des Savonarole, appellent Trump et ses zélateurs au bûcher. Et ensuite retournent à leurs spéculations savantes sur la taille des cornichons, la chaptalisation des crus et les traités d’association avec l’Ouzbékistan et la Bordurie  Intérieure que de zélés fonctionnaires visiteront au printemps, saison idéale  pour ces régions exotiques.
Face à Trump et son réalisme, l’Europe des Bruxellois se bouche le nez. Il est vrai que ces décomposés, intoxiqués par leurs suaves parfums, ne perçoivent plus l’odeur putride qui se dégage de leurs personnes.
De leurs personnes … ils ne sont rien, en vérité, que des zombies qui vont et viennent cahin-caha dans ce mauvais film dont, Dieu merci ! la fin se profile …
Ouf !

ENFANTS FAITES

 

Primitives primaires …

Dictature

Vous avez vu le débat entre le Catalan névrosé et le Breton apostat ? Moi pas, j’ai autre chose à faire. Cela n’en valait pas la peine, ai-je entendu, ils se sont contentés de se mesure au fleuret. Ainsi, pas d’allusions entre les liens qui uniraient, en matière de financement de campagne, Hamon et les Frères Musulmans, ce qui expliquerait que le candidat socialiste fasse si peu de cas du communautarisme et de la laïcité. Valls accuserait-il sans preuves ?
De toute façon, que voulez-vous que j’ajoute, sinon que le droit de parole devrait être réservé à quelques- uns qui parlent pour dire quelque chose et non pas causer à propos de tout et de rien comme le font les bonnes femmes chez le coiffeur. La démocratie, c’est accorder de l’importance à des larves, donc perdre son temps !
Il est quand même significatif qu’un monsieur Hamon, tout inculte qu’il soit, rallie autour de lui d’autres simplets de son espèce pour défendre un revenu minimum d’existence qui ruinerait en moins de deux temps, trois mouvements,  ce qui reste d’économie dans ce pays. Qu’un quidam se permette même pareille proposition et que d’autres l’écoutent est significatif du niveau de dégénérescence auquel est arrivé ce pays qui n’est plus que lambeaux de sa grandeur bien passée.
Et comme il faut entretenir la fosse septique, voici que les journaleux s’y mettent à deux mains pour sortir l’histoire de Pénélope Fillon qui, à défaut de tisser, était l’attachée parlementaire de son mari.
Pratique courante chez nos élus et quand ce n’est pas le conjoint c’est la maîtresse ou le gigolo, what do you think ? Tout cela à trois mois des élections, histoire de corser la série.
J’ai toujours pensé qu’il y avait journalistes d’un côté et journaleux de l’autre. Ces derniers ne sont que de la merde, me voilà confronté dans cette scatologique certitude, merci quand même !
Hamon et Valls amusent la galerie, aucun d’entre eux ne sera au second tour des présidentielles, pas l’ombre d’un espoir. Restent Fillon, Le Pen et Macron.  Salir Fillon, c’est tout bon pour Le Pen qui ne perdra pas cette frange de son électorat séduite par le positionnement du candidat UMP. Si Hamon sort vainqueur de la primaire socialo, cela fait l’affaire de Macron vers lequel afflueront les affidés de Valls. Mais pour ce que valent les socialos, tripatouilleurs de chiffres comme nous l’a encore démontré le scrutin de dimanche, autant les ranger dans un placard. Et que faire de Valls, ce Brutus pour comédie musicale ? Les Barcelonais n’en veulent pas, ils sont formels là-dessus.
On les comprend !

Benoît Hamon de piété

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Ce qui reste de socialistes en France termine en guenilles. Taux de participation pauvrement symbolique, candidats hâbleurs, l’un martelant sa fierté d’avoir servi un président débile, l’autre promettant la lune, un troisième avançant des pions interdits par les instances européennes, celles qui dirigent vraiment notre vie de tous les jours. Bref, du tout et n’importe quoi sinon faire rêver les braves gens, bien naïfs,  qui n’en peuvent et puis faire sa tambouille une fois élu, tout un programme dans l’exécution duquel nos gauchasses sont passés maîtres.
Donc c’est Benoît Hamon qui sort favori du premier round. Valls le suit, Montebourg, un beau mec qui parle bien et ferait mieux de réserver ses talents pour le barreau, est déçu par ses 18%, les autres, n’en parlons, l’ayatollah laïcard Peillon ne ramasse que des miettes tout comme cette bonne femme qui n’a pas ouvert la bouche parce qu’elle ne sait pas parler.
Mais Hamon c’est qui ? Un garçon né en Bretagne (elle est passée où, la Bretagne catholique et royaliste ?), qui, tout jeune, milite au parti socialiste (c’était ça ou fumer de l’herbe), il décroche une licence en histoire, ce qui le rapproche de Manuel Valls qui a le même diplôme, mais c’est bien tout.
Benoît n’a jamais travaillé en dehors des cercles partisans ou du pouvoir, il ne sait pas ce qu’est une entreprise, n’imagine pas un type mettre ses billes dans un projet et se lever tôt le matin pour le faire aboutir. C’est un idéologue qui manie des concepts, visionne certes, mais ne regarde pas ce qui s’agite à ses pieds.
Il engrange des voix par ce « revenu minimum d’existence » : 600 euros mensuels qu’il promet à tout un chacun de la naissance à la mort, sans considérations des revenus personnels et sans toucher aux prestations sociales. C’est beau, c’est généreux, mais tu paies comment les quatre cent milliards que ça va coûter, Benoît ? Tu mettras les bijoux de famille chez « ma tante » ? Ne nous dit pas que tu prendras ce fric aux riches. Ça fait longtemps qu’ils ont pris leurs précautions, eux. Ils se méfient, et avec raison, d’illuminés de ton espèce.
Finalement tu nous auras rendu un service jouissif en faisant mordre la poussière au Catalan névrosé, cet infect donneur de leçons que nous écartèlerions volontiers en place des Vosges, comme cela se faisait au temps jadis.
Comment faire confiance au peuple quand on assiste à pareilles aberrations ? Nous avons toujours pensé, et nous en sommes plus que convaincu aujourd’hui, que le suffrage universel est une escroquerie.  Le bon peuple se fait niquer par l’un (Hollande cette fois) ou l’autre … et s’il râle, le brave, il finit toujours par en remettre une couche, il a la mémoire qui flanche et ne se souvient plus de rien !
On est mal barré, avec des dégénérés de cette espèce,  faudrait sérieusement songer à prendre des mesures musclées avant qu’il ne soit trop tard. Inutile de les développer dans ce papier, nous ne voulons pas servir de pitance à des juges psychopathes.
Mais faites-nous confiance, nous connaissons des méthodes plus radicales !

Alistair Crowley, dernier mage en Occident

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« Refusons  tout ce qui menace la variété de la société hu­maine dans le but de construire un marché pour des produits standardisés. Le progrès de cette pestilence n’est que trop visible à travers le monde. Les hôtels standardisés et les marchandises standardisées ont envahi jusqu’aux districts les plus éloignés, et cela n’a été possible économique­ment que par la suppression forcée de la compéti­tion locale. Les exquis, dignes et confortables vête­ments des peuples lointains, de la Sicile au Japon, doivent céder la place à la vile camelote des usines étrangères, et cela est appuyé par une campagne internationale basée sur le snobisme. Les peuples sont persuadés qu’ils doivent se vêtir comme des ducs sportifs ou des présidents de banques. Un tel plan repose évidemment sur la destruction de tout ce qui fait l’originalité, le respect de soi, l’amour de la beauté et la référence pour l’histoire ».
Cette phrase prémonitoire a été écrite par Aleister Crowley, Anglais, dandy, alpiniste hors-pair, helléniste distingué, hébraïsant confirmé, occultiste, né en 1875. A sa mort, en 1947, les journaux titrèrent sur le décès du « most disgusting character in the United-Kingdom ».
Fils d’un richissime brasseur, dont il hérita, jeune, la fortune, Edward-Alexander Crowley, abjurera la foi puritaine et fondamentaliste de ses géniteurs, zélateurs de la secte protestante des Frères de Plymouth. Durant ses études à Cambridge. Il donnera à son prénom la forme celtique d’ Aleister, se prononcera pour l’indépendance de l’Irlande, puis, sans plus tarder, assuré de revenus confortables, il se lancera dans l’étude effrénée de l’occultisme sous toutes ses formes.
Dès la fin du 18em siècle, l’occultisme avait repris force et vigueur. En France, l’abbé Constant, alias Eliphas Levi, ressuscite les Rose-Croix, Gérard Encausse, alias Papus, « le Balzac de l’occultisme », crée l’ordre Martiniste, Stanislas de Guaita le secrétaire d’Oswald Wirth fait avec ce dernier l’exégèse fouillée du Rite Ecossais Ancien et Accepté et fréquente les cénacles de Rose-Croix. En Allemagne, dans la même veine nous trouvons Rudolf Steiner, Théodor Reuss et Léopold Engel, instigateurs de l’anthroposophie et d’une remise au goût du jour de l’Ordre du Temple.
Madame Blavatsky et le Rev. Leadbeater

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En Grande-Bretagne, ce sont madame Blavatsky et le Révérend Leadbeater qui, après avoir inauguré la franc-maçonnerie mixte, structurent la théosophie. La Golden Dawn (Aube Dorée), issue de maîtres maçons séduit des érudits (dont le poète Yeats et la sœur de Bergson) et reçoit en son sein Aleister Crowley sous le nom de Frater Perdurabo lequel, en outre, fréquente des Loges maçonniques égyptiennes dans des embryons d’obédiences irrégulières (toutes mixtes, fait significatif !), il étudie en plus la cabale, le gnosticisme , le yoga tantrique et met, petit à petit, en place, à partir de ces éléments, un système qui lui sera propre. Il voyage en Inde, Chine, Birmanie, en Russie où il fait la connaissance de Raspoutine, escalade des pics de l’Himalaya et des pentes inédites des Alpes.
Pour lui, il s’agit de réaliser sa nature véritable qui est divine. Ni plus, ni moins, et, pour ce faire, il utilise tout un attirail de recettes qu’il a concoctées sous le vocable vieil anglais de « Magick ».
Séducteur, toutes ses femmes sont des « Scarlet Woman » (Femme Ecarlate), en référence à la putain de l’Apocalypse. Il aime les dévoyer au terme de rituels de magie sexuelle où drogue et sexe sont au menu.
Pour Crowley, nous sommes tous des dieux, mais nous ne le savons pas, c’est pour quoi nous somme limités, seul le travail magique nous permettra de renouer avec notre nature première. La magie consiste à imposer sa volonté à un ordre qui ne paraît indépendant de cette dernière que parce que nous ne voulons pas le dominer. Il se sent investi de la mission de faire en sorte que ses méthodes, convenablement mise en œuvre, aident l’homme à réaliser cette fusion ultime avec le divin qu’il abrite en lui.
Ce n’est pas vraiment nouveau. Avant lui, Maître Eckhart avait déjà déclaré : L’être de Dieu doit être mon être. Dieu et moi sommes un. Ou un Silesius : Chez Dieu, il n’y aura que des Dieux reçus.
Dieu, pour Crowley, est une projection de soi même, c’est un état de conscience que l’on peut atteindre en mettant en avant nos multiples personnalités, en pratiquant un yoga mental et physique dans lequel entrent en composition des drogues et le sexe. Pour lui, drogue et addiction sexuelle ne sont prétextes à chute que pour des esprits sous influence, l’homme libre transcende le risque qu’ils font courir. Ce qui est vite dit !

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C’est au Caire, en avril 1904, trois jours durant, que Crowley a la révélation. Un esprit, qu’il nomme Aiwass, lui dicte le Liber Vel Legis composé de trois chapitres et de 220 versets. Volontiers abscons mais bien écrit (en anglais!), poétique à souhait, révélant une profonde connaissance ésotérique, le texte est dominé par les leitmotiv : Do what thou wilt ! (Fais ce que tu voudras) et « Love is the law, love under will » (L’amour est la loi, l’amour soumis à la volonté). Crowley se référant à Rabelais et son abbaye, nomme Thélème son système psycho-philosophique et en fait l’évangile d’un temps nouveau.
Pour Crowley, l’ange Aiwass n’est que la manifestation de son moi le plus profond, la voix étouffée par la carapace matérielle et psychologique qui l’étouffe. Les rites que cet ange lui présente comme salvateurs, il va, sans plus tarder, les mettre en action.
Le Liber présente l’évolution de l’humanité en plusieurs unités de temps, les éons. Celui antérieur à la révélation d’Aiwass est l’éon d’Osiris, caractérisé par le christianisme, religion du Dieu agonisant, dès avril 1904, c’est l’éon d’Horus, l’enfant Dieu qui lui succède, et voit l’humanité accéder à une nouvelle réalisation faite de feu et de violence..
Ces Dieux, cependant, ne sont pas des entités distinctes, mais bien des aspects différents d’une unité fondamentale.
Voilà donc Crowley prophète d’un nouveau système religieux, et comme la Golden Dawn auquel il le présente n’en veut pas, il va l’intégrer dans une structure déjà existante : l’Ordo Templi Orientis.
Cet ordre avait été crée par Théodor Reuss sur la base de système divers (Memphis-Misraïm, Swendenborg, Rite Ecosais Ancien et Accepté). Reuss rencontra Aleister Crowley et en 1910, il admit celui-ci aux trois premiers degrés de l’O.T.O. Deux après seulement, Crowley fut placé en charge de la Grande-Bretagne et de l’Irlande avec la charge de X° de l’Ordre (dernier grade de l’O.T.O. conférant la contrôle sur une aire géographique déterminée). Cet avancement allait de pair avec la communication des degrés maçonniques appelés « Mysteria Mystica Maxima ».

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Crowley va alors étudier tous les documents de l’O.T.O. correspondant à la magie sexuelle et tenir un journal, « Rex de arte regia ». Il va ensuite réécrire tous les rituels de l’O.T.O. et la messe de l’Église Gnostique Catholique , le pendant religieux de l’Ordre.
Vers les années 1914, Crowley décida d’intégrer Thelema dans le système de l’O.T.O. dont il révisa alors les rituels. Une nouvelle révision de ces rituels en 1918 en ôta tous liens avec les rituels de la Franc-maçonnerie.
Crowley va dès lors, fonder sa propre Loge, « L’astrum Argentinum» (A’A’) et même réunir un phalanstère en Sicile dans ce qu’il nomme « L’abbaye de Thélème » où toutes ses théories sont mises en pratique, ce qui implique sexe, drogue, orgies bi-sexuelles et autres rites de cet acabit. Les autorités fascistes et religieuses y mettront le holà et l’expulseront manu militari.
Vers les années 1920-1921, les rapports entre Crowley et Reuss se détériorèrent, menant à l’auto-proclamation de Crowley en tant que nouveau « Chef Visible de l’Ordre ». Après la mort de Reuss, Crowley prétendra que ce dernier lui avait accordé les droits et pouvoirs en tant que successeur. Cette prétention sera souvent remise en cause par d’autres groupes se réclamant de l’héritage de Reuss. Mais en 1925, il est proclamé Maître Suprême pour l’O.T.O.
Sur le plan politique, Crowley est un ultra-réactionnaire, partisan des Stuart, des Carlistes en Espagne et un nostalgique du féodalisme aristocratique. Sa société idéale est une société majoritairement paysanne dont les dirigeants sont les seigneurs et maîtres, tous intelligents et conscients de leur devoir comme il se doit. Aristocratie non héréditaire, œuvrant dans un société où l’aspect mercantile est absent et même prohibé. L’aristocrate, à l’instar du Grec de l’Antiquité, ne travaille pas, il jouit de ses loisirs nombreux pour s’instruire et réaliser ce que Jung aurait sans doute qualifié d’individuation.
Le but de l’existence est donc le loisir et rien d’autre. « Il n’y a pas de but à atteindre, la récompense est la marche elle-mê­me » . Et aussi : « la joie de la vie consiste dans l’exercice d’une énergie, dans un accroissement continuel, dans un changement constant, dans le plaisir des nouvelles expériences. S’arrêter signifie simplement mourir. L’éternelle erreur de l’humanité est de se fixer un idéal accessible ». »

                                                  Aleister en 33° du R.E.A.A

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La société nouvelle est celle où l’aristocrate jouit d’une liberté infinie, en totale opposition avec la société victorienne qu’imite servilement la bourgeoisie et que méprise Crowley.
Rien de démocrate, cela va de soi. La démocratie est un système mis en place par des marchands qui engendre l’universalisme, la standardisation et la médiocrité culturelle.
Si Crowley applaudit le fascisme naissant, il s’en détourne dès lors qu’un concordat est signé entre le Vatican et Rome.
Toute civilisation, à l’instar des hommes, naît, se développe et s’éteint, puis en vient une autre. Il y eut l’éon (ou le cycle) d’Isis, celui de la société matriarcale, suivi de l’éon d’Osiris, le Dieu mourant qui détruisit la civilisation antique (cfr. le christianisme), celui d’Horus vient ensuite qui doit mener l’humanité par le feu et le sang à travers des temps catastrophiques, des guerres et des révolutions. On peut le rapprocher du Kali-Yuga des hindouïstes. (Avant la deuxième guerre mondiale et le feu atomique, ce n’était pas trop mal comme prédiction…). Puis viendra l’éon de Mâat à propos duquel Crowley ne nous révèle rien, mais ses disciples en font l’ère de l’équilibre et de la justice. Pour les uns, cet éon est encore à venir, pour d’autres, il est déjà en transition depuis 1948 .
Le déroulement des éons est déterminé une fois pour toutes. Le danger réside dans ce temps inconnu que met le nouvel éon à imposer sa loi et mettre fin à l’influence pernicieuse et dégénérée du précédent, c’est là que le thélémite peut agir grâce à son action magique et tempérer les périodes de troubles et de désolations entre les deux éons en hâtant l’édification de la nouvelle loi.
Dans le Liber Légis, ces thélémites constituent l’élite de de l’humanité, tous sont des illuminés qui règnent sur les non-éveillés, ils sont les nouveaux aristocrates d’une société que prédisaient déjà Nietzsche et Gobineau. Les rapports entre ses grands initiés sont des rapports d’égal à égal, Sans prééminence quelconque.

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Poète, écrivain peintre, Crowley est surtout perçu comme un provocateur compulsif. Se donnant du, « The Beast » (La Bête) ou To Mega Therion dans le grec de l’Apocalypse, 666 (toujours en référence à l’Apocalypse), il pratiquait le blasphème peu soucieux des lois anglaises qui le répriment. Bien sûr, les folliculaires ne manquèrent pas d’épingler cet homme, «  the wickedest man in the world » (« l’homme le plus pervers du monde »).
Etait-il comme le prétendent certains un agent d’Hitler, ou de Churchill, un bolchevique déguisé ? Sans doute ni l’un, ni l’autre. Mais bien un illuminé quelque peu extatique, vivant dans un temps et un espace étrangers au commun des mortels.
Sa doctrine prêche l’avènement de la volonté vraie (true will) chez l’adepte, laquelle s’acquiert au terme d’une ascèse particulière où les rites de magie blanche et noire interviennent à tour de rôle.
Il s’agit d’opérer un dépassement de la nature humaine en la hissant jusqu’aux sphères où résident les dieux. L’alcool, le sexe, les drogues sont des adjuvants sacrés qui facilitent cette ascension et facilitent la prise de conscience de cette nature.
En négligeant l’aspect provocateur de son œuvre, que retenir de Crowley sinon la fascination de cet homme pour l’occultisme dans ses développements les plus extrêmes (encore que les sacrifice humains y soient absents, on n’en demande pas tant!) ? Et puis, cette volonté de faire table rase, de déconstruire l’héritage chrétien et de bâtir une doctrine prônant un individualisme exacerbé issu de la volonté de puissance de l’adepte.
On est aux antipodes du christianisme, des « droits de l’homme », des  valeurs républicaines de liberté, égalité et fraternité, il y va d’un élitisme assumé, imposé et légitimé. Rien, cependant, ne prouve l’efficacité de pareilles œuvres pour atteindre cet état que Crowley promettait à ses fidèles, l’expérience de Crowley est donc purement personnelle et à ce titre intransmissible.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. De la vie qu’un homme a voulu vivre pour lui seul, ce qu’il a parfaitement réussi ! Les drogues, rites orgiaques et autres n’en furent que des parures destinées à sa propre glorification. L’autre, pour Crowley, ce n’est même pas l’enfer, c’est rien !
Il meurt en décembre 1947, ruiné, diffamé, haï par les uns, adulé par une coterie, ses cendres ne furent jamais retrouvées.
Ses héritiers lointains, nous les retrouvons dans le restes de l’Hermetic Order of the Golden Dawn, et de l’Ordo Templi Orientis (O.T.O) revu et corrigé. Quelques trois mille fidèles revendiquent, même sous inventaire, son héritage.
Il est sans doute, avec Gérald Gardner et Margaret Murray l’inspirateur de la Witchcraft, plus connue aujourd’hui sous le nom de Wicca, résurgence de l’antique sorcellerie, mais épurée et mise au goût américain. Elle compte des dizaines de milliers d’adeptes surtout aux Etats-Unis.
« Je me sens toujours de l’âge d’environ 18 ou 20 ans; je regarde toujours le monde avec ces yeux-là. C’est mon regret constant de voir que les choses ne s’accommodent pas toujours à ce point de vue; et c’est ma mission éternelle de sauver l’univers en lui faisant retrouver cet état d’innocence enivrée et de sensualité spirituelle. »
C’est joliment écrit, c’est aussi oublier que la vie est un passage, voire un voyage au bout de la nuit et que la mort nous attend tous à son terme. L’homme est poussière et retournera en poussière, le péché d’orgueil veut que nous nous prenions pour Dieu, mais la Parque nous rappelle à la cruelle réalité de notre être : la mort !
Cette mort dont Le Mage doit jouir aujourd’hui.
En paix, espérons-le !

 

Trump à la barre …

trump

Et voici Donald Trump aux commandes. Premier acte du président : abroger l’Obamacare, ce système de santé ultra démagogique qui ne fonctionnait pas et n’engendrait que des mécontents. Avec lui, on va voir ce qu’on va voir ! On a déjà vu des hordes de voyous noirs qui brisaient les vitrines et brûlaient les voitures. Seulement voilà, aux Etats-Unis si on en attrape un, il risque de passer un mauvais quart d’heure, si ce n’est le dernier. Les Etats-Unis sont un pays où l’on ne rigole pas avec la loi et l’autorité de l’Etat. Ce n’est pas la France ! Ensuite, on assistera à une résurgence  de protectionnisme parfaitement justifiée. Protéger les emplois pour les nationaux, contrer l’invasion de produits manufacturés à l’étranger, assurer les frontières face à des vagues migratoires incontrôlées, n’est-ce pas ce qu’il appartient à un Etat d’accomplir ?
Les citoyens, s’ils veulent être considérés comme tels, doivent s’assumer, ce que les Européens de l’Ouest, dégénérés comme ils le sont, ne savent pas faire.  L’Etat ce n’est pas une providence, c’est un service, indispensable certes, mais a minima !
Quand on observe le monde, que voit-on ? Les Etats-Unis et un homme fort à leur tête, la Russie de Vladimir Poutine,  la Chine et son puissant parti encore dénommé communiste. Le reste ? Laissez-nous rire ! Les pays émergents pour qui la globalisation est chose bienvenue, mais qui politiquement ne pèsent pas. L’Afrique comme d’habitude en convulsions sanglantes, les pays arabes en guerre, la Suisse neutre. Et l’Europe ? Absente, mon cher, scandaleusement absente ! Ce n’est tout de même pas ce petit monsieur Junker, qui va parler en son nom. Il fait rire, ce gnome luxembourgeois. Ce n’est pas cette sotte chancelière allemande dont monsieur Trump pense tant de bien qui va élever la voix. Et encore moins monsieur Hollande, catastrophique et ridicule président de la françoise république. L’Europe n’est qu’un appendice. Et vous savez ce que l’on fait avec un appendice ?
Reste le Royaume-Uni. Ce cher pays a manœuvré comme il le fallait en quittant un Titanic à la dérive. Il va se redresser, se tailler un place à l’ombre de son cousin américain et tirera les marrons du feu. Ne pas demander à tout le monde et surtout aux Français d’être intelligent, pragmatique et visionnaire.
Les journaleux ont bien entendu glosé sur les quelques voyous qui manifestaient contre l’investiture de monsieur Trump. Nous avons moins de considération pour eux qu’envers un crachat.
Ce qui nous chagrine dans cette histoire, c’est que l’effacement de l’Europe, ce continent qui imposa sa griffe au monde, se poursuit inexorablement. Monsieur Kerry, l’ex secrétaire d’Etat a dit vrai quand il déclara : il appartient désormais aux Européens de s’assumer.
Avec nos dirigeants corrompus et castrés, il est trop tard.
Les invasions barbares !

Et, bien sûr, ce cher monsieur Bill Clinton, toujours à l’affût de chair fraîche malgré la solennité du moment et la présence de sa tendre épouse …

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