Verdun et ses tam-tam …

05.29.16 PETAIN

Philippe Pétain, Maréchal de France, vainqueur de Verdun

Célébrer le centenaire de la bataille de Verdun au son des tam-tam et en faisant cavaler de jeunes abrutis franco-allemands au milieu des croix, voilà un signe de plus de la dégénérescence totale de cette société. Commémorer ce qui fut une victoire dans la mesure où les Allemands n’ont pu progresser d’un pouce, sans mentionner le vainqueur de cette dernière, voilà une marque infâme sur cette république. Le Maréchal Pétain est oublié dans le cœur et la mémoire de canailles qui sans lui n’auraient sans doute jamais vu le jour.
Les tam-tam, eux, ne sont même plus prémonitoires, ni l’écho de ces hordes afro-asiates qui déferlent sur notre continent.  Ils témoignent de la réalité de ce grand remplacement qui transforme l’âme de nos peuples. Grand remplacement que l’on a vu, que l’on voit à l’œuvre tous les jours, dans nos banlieues.  On a échappé à un rappeur africain qui traite les Français de « kouffars » (impurs), c’est toujours çà, mais partie remise. Dans moins de cinquante ans, laïcité oblige, on supprimera les croix, chers amis !
Franchement, fallait-il sacrifier toute cette jeunesse, blanche, catholique, honnête, courageuse, candide, pour que des souillons iconoclastes aillent profaner leurs tombes ?

CHOUANS

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29 mai 1453, chute de Constantinople

skanderbergblog

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C’était le mardi 29 mai 1453, un archiprêtre officiait en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople quand les portes de l’église furent arrachées à grand fracas et que la soldatesque ottomane se précipita à l’intérieur, ivre de pillage. Le prêtre allait consacrer le pain et le vin. C’est alors que deux anges descendirent du Ciel, prirent sous leurs ailes protectrices l’officiant et l’emportèrent. Il était huit heures et demie du matin. La liturgie sera dite quand Sainte-Sophie sera rendue au culte du vrai Dieu et que les infidèles se seront convertis. Depuis, pour les Grecs, le mardi est un jour funeste où jamais ils n’entreprennent quoi que ce soit. Curieusement, par mimétisme sans doute, les Turcs font de même.
La chute de Constantinople est le premier coup mortel porté à l’Occident. Toutes ces terres d’Asie mineure était nôtres et chrétiennes depuis des siècles. Les Byzantins étaient grecs de sang peut-être, de…

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Oz ma droite !

Robert Ménard

 

Monsieur Robert Ménard, maire de Béziers, organise ce week-end une rencontre des droites dans le but d’affirmer, à la veille des élections présidentielles, les positions de ceux qui se réclament de ses valeurs.
Aujourd’hui, la France est paraît-il, en état d’urgence et c’est la chienlit la plus totale. Manifestations  violentes, pénurie de carburant, mécontentement croissant, gouvernement aux abois, ministres qui reprennent leur liberté, parti socialiste éclaté. Pays montré du doigt pour son impéritie, elle est has been l’arrogance des Français qui prenaient la terre entière de haut.
Robert Ménard veut donc, au terme de ces rencontres de Béziers, proposer un visage clair et lumineux de la droite. Nous irons, cela va de soi, à Béziers, nous y côtoierons du beau monde, dont Alain de Benoist et Renaud Camus (celui du concept « Grand remplacement »). Avant de prendre le volant, résumons nos positions personnelles :
Etre de droite c’est reconnaître que les hommes ne sont pas égaux, que certains sont plus intelligents, efficients et chanceux et qu’il leur appartient d’être reconnus comme tels par les autres au service duquel ils se mettent. C’est ce que appelons la noblesse, la vraie.
C’est servir des valeurs immémoriales qui ont pour nom : travail, famille, patrie. Vous pouvez bondir, c’est comme ça.
Le travail doit être respecté, le travailleur aussi, ce n’est pas un citron que l’on presse, une machine interchangeable, c’est un être humain qui respecte celui qui lui donne du travail. La reconnaissance de sa dignité en retour est un minimum.
La famille, c’est un homme et une femme qui assument, chacun dans les règles de leur spécificité sexuelle, leur fonction de cellule de la société. La femme au foyer assume un rôle primordial dans la santé de cette dernière. Son rôle doit être reconnu, respecté et soutenu. La famille, c’est un homme et une femme, c’est un mariage qui est plus qu’un contrat.
La Patrie est ce lieu, privilégié entre tous, où l’on se sent « chez soi ». Ce n’est pas une limitation, un refus du monde et de ses différences, c’est tout simplement le havre où l’on revient non pas en découvrant, mais en rapportant. La Patrie est aussi charnelle, c’est la terre des aïeux, celle qui vit des heurs et des malheurs se succéder, elle est aussi spirituelle, les clochers de nos églises en témoignent, nos cathédrales la couvrent de leur ombre bienheureuse. Elle n’est pas l’auberge espagnole où l’on sert de la diversité exotique certes, mais un temps seulement. La France est un pays blanc, chrétien, ouvert, hospitalier et fier de ses Rois et Saints.
Nous croyons que des pays homogènes, proches par l’histoire, doivent se rapprocher et mettre leurs talents et ressources en commun, sans renoncer à leur souveraineté nationale. C’est l’Europe des Patries, celle que soutenait le général de Gaulle. Rien à voir avec cette tour de Babel qui coiffe un Bruxelles inaudible dans son volapük.  Cette confédération européenne, doit s’affirmer comme puissance insensible à l’influence des capitalistes cosmopolites de Washington et de Londres. Elle doit affirmer ses valeurs immémoriales en contradiction totale avec l’affairisme des tenants d’un système économique et financier dictatorial et oppresseur qu’ils maquillent en « libéralisme ».
Nous voulons qu’il y ait un  Etat qui se fasse entendre et respecter. Mais nous voulons aussi que le peuple puisse s’exprimer. Des lois restrictives de la liberté d’expression doivent être abrogées (loi Gayssot et Pleven entre autres). Nous voulons une police forte  et efficace. Mais nous voulons aussi que les citoyens qui le méritent puissent être armés et se défendre s’ils sont agressés.
La Patrie, ce n’est pas la couleur de la peau, ce sont les structures mentales. Ceux qui ne partagent pas notre vision du monde sont libres de partir là où ils le désirent. Ces structures mentales qui régissent la société, la place de l’homme, de la femme et de la famille dans cette dernière, constituent une borne indépassable. Pour être clair, la France accueille, respecte, tolère, mais ne se défigure pas.
Oz ma droite !

Quand Jean-Luc Mélanchon fait son show

 

Hier sur France 2,  Jean-Luc Mélanchon a fait du Georges Marchais pur jus. Tout y est, comme l’outrance verbale, quand il traite en public et devant des millions de téléspectateurs François Lenglet de corrompu. Il veut devenir chef de l’Etat, il ferait bien de réfléchir un chouia avant d’injurier publiquement les gens qui lui déplaisent. Pour le reste, il est bon orateur, répète à l’envi qu’il est un intellectuel, ce qu’on ne lui conteste pas et démontre un enthousiasme et une conviction contagieuses.
Et c’est bien tout.
Car il est coincé, monsieur Mélanchon, coincé par son idéologie.
Anticapitaliste, c’est très bien, mais dans le contexte actuel on ne peut changer les choses qu’en faisant la révolution et la révolution c’est faire table rase de ce qui est pour fonder des bases nouvelles. Or monsieur Mélanchon s’imagine que le contexte actuel va lui permettre de concrétiser ses idées qui … justement, ses idées, il peine quelque peu à les formuler. Qu’est-ce donc que cette société « solidaire » qu’il évoque sans jamais en tracer les traits ? Il est contre l’administration actuelle de l’Union Européenne mais se garde bien de la remettre en cause. La France, martèle-t-il est la deuxième économie de l’Union, on devra l’écouter si j’arrive au pouvoir. Monsieur Mélanchon se fait encore des idées. La France ne pèse plus très lourd face à une Europe dominée par l’Allemagne et quand l’accord transatlantique sera signé, elle sera reléguée au deuxième rang et pourra râler à l’aise dans l’indifférence générale. Etre révolutionnaire, c’est vouloir la fin de l’Union Européenne, point !
Il dit connaître les gens qui se lèvent tôt et vont bosser dur. On veut bien le croire sur parole. Mais il ne sait pas que ces braves gens ne veulent pas de changements hasardeux. Ils veulent mener une petite vie sans histoire, avec une retraite modeste à la fin et la sécurité dans les rues. Les idées de monsieur Mélanchon qui répète qu’il est intellectuel, ils laissent ça aux gens « qui ont fait des études ». Pour eux, si l’Europe de Bruxelles leur garantit ce minimum, pas de problème. Et si c’est Marine Le Pen qui satisfait leurs petites ambitions, ils n’auront pas d’état d’âme.
Là où monsieur Mélanchon bafouille, c’est sur l’immigration sauvage. D’un côté, idéologie oblige, il faut aider tous ces miséreux et faire cesser les guerres, mais, de l’autre, il est assez intelligent pour savoir qu’il est impossible de les accueillir, alors il tergiverse, accuse, à raison, le gouvernement d’hypocrisie et passe bien vite à autre chose.
Là où l’idéologue prend le dessus et donne du personnage l’image d’un homme inflexible sur ses dogmes, c’est quand il  parle de la nationalité française qui, pour lui, est « politique ». Etre français, c’est être républicain et zélateur des « valeurs » républicaines. Dans cette optique, la France monarchique n’était pas française et ceux qui, comme votre serviteur, ne sont pas républicains ne sont donc pas français. Cqfd. Avec monsieur Mélanchon et ses amis, il y a comme un air de Kominterm et même « à la Barnum », on sait où cela mène …
Autre dogme éculé dont monsieur Mélanchon est un croyant pieux : la laïcité. Vous savez cette conception floue, purement française, de la séparation du temporel et du spirituel.  Il ne veut pas, monsieur Mélanchon, que les religieux aient leur mot à dire dans le débat politique. En bon mécréant, il s’imagine que la religion c’est réciter des prières  et ne pas s’occuper de la gestion de la cité. Il se trompe. La religion a, tout comme monsieur Mélanchon, le désir de changer le monde et, pour ce faire, elle donne son avis. Elle en a le droit. Le si démocrate Jean-Luc Mélanchon, l’est nettement moins en présence d’un col romain ou d’une djellaba. Notons au passage qu’il a taclé le président du Crif, monsieur Cukierman. Il est vrai que du côté juif, il est persona non grata.
Son Eglise à lui, c’est le Grand-Orient, voici près de trente ans qu’il est franc-maçon, mais il ne pratique pas. Il n’a pas dépassé le deuxième degré, il est tout juste Compagnon dans une Loge dont il a oublié le nom.  Mais il se garde bien de remettre en cause l’influence occulte des Loges et de leurs dignitaires auxquels il a prêté allégeance. A preuve, le débat onctueux et d’une exquise politesse avec monsieur Gérald Darmanin, maire de Tourcoing. Ce que vous ne savez pas, c’est que ce monsieur partage avec monsieur Mélanchon, la même appartenance au Grand-Orient. Entre francs-maçons, c’est au fleuret et avec des manières que l’on s’affronte. Sans que le vulgaire profane le sache, bien entendu …
Monsieur Mélanchon n’est pas un révolutionnaire, tout juste un rebelle. Le système s’accommode très bien des rebelles, ils sont un peu comme le fou du Roy, ils font rire. Ce fut notre cas.

Grèce : Aube dorée ou crépuscule des dieux

 

En Grèce il n’y a pas de cadastre.
Cela vous paraît incroyable, c’est pourtant vrai…
Alors pour acheter ou vendre un bien immobilier, il faut que des avocats concoctent des contrats qui coûtent cher et dont la validité juridique est toujours aléatoire. Mais on s’y fait, cela nourrit les conversations, les disputes et les réconciliations.
En Grèce on ne termine jamais les maisons que l’on construit. Comme ça la taxe d’habitation ne doit pas être acquittée. Bonjour l’urbanisme !
A Athènes il y a un métro, qui a été offert par l’Union Européenne. Il est air-conditionné s’il vous plaît !  Pour le prendre, un ticket payant est obligatoire. Seulement voilà, au contraire de tous les métros européens, il n’y a aucun contrôle des tickets à Athènes, aucune barrière à l’entrée des quais, comme à Londres ou Paris. Rien ! Les Grecs qui ne sont pas plus bêtes que les autres, mais moins disciplinés que les Allemands, ne paient donc (presque) jamais.
En Grèce il n’y a que cinq mille contribuables qui déclarent plus de cent mille euros de revenus.Pas plus… moins qu’au Mali !
En fait, les classes moyennes – petits commerçants, médecins, avocats… déclarent ce qu’ils veulent, et au petit bonheur la chance pour les contrôles qui se terminent (presque) toujours par une enveloppe remise en catimini à un fonctionnaire qui, pour vivre, doit cumuler un deuxième emploi.
Et les riches ?
Mais ils n’ont pas un sou en Grèce, les pauvres ! Il n’y a pas de riches en Grèce, c’est noir sur blanc et sur les statistiques !
Les luxueuses villas avec piscine de Kifissia, la banlieue huppée d’Athènes ?
Les piscines ne sont jamais déclarées, il n’y en a pas ! Et si, aujourd’hui, elles apparaissent  sur les photos prises par l’ administration de monsieur Tsipras, cela doit être un récent mirage….
On va cesser cette litanie qui n’est pas exhaustive, loin de là.
Tout cela pour rappeler que l’on ne peut marier l’eau et le feu. Qu’une union doit se réaliser entre partenaires partageant la même conception des choses et des gens. Qu’une union entre des pays européens ne peut se faire que sur la base d’une homogénéité minimale entre participants.
La Grèce a son art de vivre, qui est ce qu’il est, nous ne le jugeons pas. Il est hérité de son passé byzantin, de sa période ottomane et de sa propre « Weltanshauung » qui n’est pas celle de madame Merkel.
Et c’est très bien ainsi …
Les Grecs, sous le joug de leur dette, souffrent et les pauvres gens ne l’ont pas mérité qui furent abusé par des salauds de « Nouvelle Démocratie » et des super salauds du parti socialiste local. Un judas de première, Tsipras, est la cerise sur l’amer gâteau. Aujourd’hui, sur injonction de l’Eurogroupe, le véritable gouvernant de ce qui n’est plus qu’un protectorat économique de l’Union Européenne,  les Grecs doivent privatiser des propriétés de l’Etat et des  milliers d’îles et de sites historiques. Vous imaginez la banque Goldman Sachs s’offrir le Parthénon, Monsanto l’île de Spetsai et Exxon  Knossos ?  Ce n’est pas seulement criminel, mais carrément stupide. Pourtant, Tsipras,  soumis à l’Union Européenne et au FMI, obtempère et exécute les ordres qu’ils lui donnent. Befehl ist Befehl !
Tant que la Grèce demeurera dans l’Union Européenne, rien de bon ne peut arriver à ce vieux et sympathique pays. Ses racines sont touchées et, par voie de conséquence, les nôtres aussi.
Demeure une question cruciale : a-t-elle la volonté de réagir ou est-elle frappée d’ataraxie débilitante qui la pousse à mettre au pouvoir un Tsipras qui fait exactement le contraire de tout ce qu’il a promis ? En un mot comme en cent : la Grèce en a-t-elle encore ?
La démographie de la Grèce, la décadence des moeurs de ses élites, le manque d’envergure de ses dirigeants nous font craindre le pire.
Aνάθεμα σε ξενε

 

 

 

 

 

 

Comment fut édite le « Voyage au bout de la nuit ».

Description de cette image, également commentée ci-après
Louis-Ferdinand Celine en 1932

« D’un Céline l’autre » chez Robert Laffont. Plus de mille pages de témoignages sur Louis-Ferdinand Céline, de son enfance à sa mort à Meudon en 1961, une véritable Bible pour les céliniens de tout poils. La personnalité de Céline, sans doute un des plus grands écrivains français de tous les temps, s’y révèle géniale mais complexe et hors normes. C’est Denoël, un éditeur marginal qui édite le  « Voyage au bout de la nuit », première œuvre d’un auteur inconnu. Voici comment Robert Denoël  a réussi là où Gallimard hésitant, faisait lanterner Céline.
En 1932, Robert Denoël a 30 ans, il est Belge et installé à Paris depuis six ans où il a fondé une maison d’éditions « Denoël & Steel », ce dernier est son associé américain, il est aussi juif.
La maison s’enorgueillit du prix Renaudot de 1931, accordé à leur poulain Philippe Heriat et son roman « L’innocent ». C’est, sans nom d’auteur et enveloppé dans de vieux journaux que lui parvient le manuscrit du «Voyage au bout de la nuit». Denoël est un éditeur qui lit les manuscrits que les écrivains lui envoient, tous ne le font pas. Dès les premières lignes l’homme réalise qu’il est face à un «bouleversant chef-d’oeuvre», comme il l’écrira plus tard. Il passe la nuit à le lire, tout comme sa femme qui l’a rejoint et confirme sa première impression. Mais qui donc en est l’auteur ? Le lendemain, sur une boîte à chaussures qui a servi d’emballage et jetée à la poubelle ils retrouvent le nom et l’adresse d’une femme qui avait présenté un manuscrit à Denoël qui comptait le refuser. Par pneumatique Denoël l’invite à venir le voir, ce qu’elle fait quelques heures après. Elle commence par jurer ses grands dieux qu’elle ne connaît pas l’auteur de ce manuscrit, et entretient longuement Denoël de ses projets littéraire à elle. Puis, au moment où ce dernier, au bout de toutes les patiences, allait renoncer, elle lui dit qu’elle se souvient de l’auteur, un médecin, son voisin, un type un peu fou et qui écrit tellement mal. Ils avaient la même femme de ménage et celle-ci avait laissé traîner chez le médecin cette boîte à chaussures à l’adresse de sa voisine. Il l’avait, sans plus, utilisée pour y mettre son manuscrit … et vogue la galère. Sur ces entrefaites, Steel, l’associé, est arrivé. Il est très francophile, quasi francisé, fort érudit et enthousiaste. Il y a cependant un hic: la maison d’édition a fait une mauvaise affaire récemment et n’a plus de liquidités. Alors, on fait quoi ? Steel téléphone à sa mère, une femme riche qui vit quelque part entre New-York et Chicago. On l’imagine expliquer à sa maman qu’ils ont, Denoël et lui, déniché un immense écrivain et qu’il faut quelques dollars pour assurer sa promotion. Elle doit l’aimer, son fils, cette maman, car c’est « yes you can », et l’argent est là qui n’attend plus que l’auteur. Céline, qui est encore le docteur Destouches, arrive le lendemain. L’homme est méfiant, Gallimard aurait bien publié son roman, mais à condition de coupes, révisons et autres corrections. Et Céline qui a mauvais caractère, a superbement refusé. Denoël, lui, n’a pas ces réserves. Céline signe. Quelques heures plus tard, Gallimard informe Céline qu’il lève toutes ses objections. Mais Céline n’a qu’une parole. Le refus de Céline fut la grande erreur de Gallimard, qui se rattrapera après la guerre. Céline n’aura pas le prix Goncourt, l’histoire de ce prix manqué est relatée dans tous les détails. Le roman, sans Goncourt mais avec le Renaudot, fut un immense succès, une révélation littéraire comme il ne s’en voit qu’une par siècle. Gallimard, peu de temps après, proposera au Belge de racheter sa maison d’édition et, devant son refus, l’aurait menacé de faillite. Steel se sépara de Denoël en 1934 après la parution du pamphlet antisémite
« Bagatelles pour un massacre », ce que l’on peut comprendre. Inquiété après la libération, Denoël fut assassiné. On n’a jamais su par qui.
Un manuscrit sans nom d’auteur, une boîte à chaussures, de vieux journaux …
Très « célinienne » cette genèse d’un chef-d’œuvre.

 

Autriche : une victoire volée …

 

Norbert Höfer, membre du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ)

Monsieur Norbert Höfer

Le tir n’est pas passé à un chouia, il a fait mouche. En Autriche c’est bel et bien le candidat patriote qui a emporté les suffrages des électeurs. C’était évident dimanche soir. Seulement voilà,  le dépouillement des votes par correspondance a permis au système de tripatouiller tant et plus et de déclarer  Van der Beelen vainqueur avec trois mille voix d’avance sur Norbert Hofer. Quand on vous serine que la démocratie est en leurre …  Ce n’est pas grave, le vote antisystème a le vent en poupe. L’impéritie de nos gouvernants, leur soumission aux diktats de Bruxelles, Francfort, Washington, Pyongyang (tant qu’à faire …) rend toute politique réaliste et conforme aux aspirations de leurs administrés impossible. Par conséquent, attendre et voir, le fruit est pourri, il ne tardera pas à tomber de lui-même, ce qui engendrera sans doute des violences dont nous subissons les prémisses au moment où nous écrivons ces lignes.
Car la France, à l’instar du continent, va mal. Une bande de gredins stalinistes tient le haut du pavé et prend des braves gens, salariés, dirigeants d’entreprises, étudiants, touristes en otage. Nous avions les branleurs de « Nuit Debout », voici la crapule syndiquée. Et comme notre ministre de l’Intérieur décore les policiers qui ne font pas usage de leur arme, on n’est pas sorti de l’auberge. Huit raffineries de pétrole sur huit en grève. Pour la ratp, ce sera illimité à partir du 2 juin. Bon Euro 2016, les footeux !
Et pendant ce temps-là, le gouvernement joue les gros bras. Non ! il ne retirera pas la loi travail (quelle bêtise d’avoir appelé cette loi: « travail »,  « emploi » eut été mieux, comme quoi  des communicants hyper payés peuvent être cons comme des balais). Et Valls est en voyage ! Il fait du tourisme en Israël, vous savez, le pays dont il est l’éternel féal. Il a, le naïf ! un plan de relance du processus de paix en poche. Son homologue israélien, Netanyahou, ne l’a reçu qu’en dernière minute pour lui signifier, avec cet air méprisant qui est sa marque de fabrique, que c’était pas la peine de se déranger et lui du coup..
Les frenchies n’ont plus le vent en poupe, même pas chez les filles. Sniff …
En attendant, ici c’est la gabegie, mais ce n’est pas étonnant, après tout :
Les démocraties sont des pédérastes passifs ; il leur faut le forgeron (Paul Morand)